J'ai visité l'Agence Nationale de Promotion et de Garantie de Financement (ANGPF)

Publié le par Gerry

http://www.republicoftogo.com/var/ezflow_site/storage/images/toutes-les-rubriques/societe/fin-du-depotoir/52779-1-fre-FR/Fin-du-depotoir_article_top.jpgDepuis une année, je me suis toujours promis de faire un tour à l'Agence Nationale de Promotion et de Garantie de financement des entreprises, ANPGF. Car il est vrai que nous restons dans notre coin à pleurer à longueur de journée que l'Etat ne fait rien à l'endroit des entreprises, alors qu'il y a des initiatives comme celle-ci qui ne demandent qu'à être sollicitées par les entrepreneurs. Donc, j'ai décidé de les visiter, à défaut de m'informer sur leur activités par le truchement de leur site internet www.anpgf.org qui ne fonctionne plus.
Il s'agit d'une villa blanche, avec une pelouse correctement entretenue et des allées au dallage propre. Une batisse à un étage avec des stores vénisiennes, toute de blanc peinte. Dans l'enceinte, j'ai aperçu deux employés dans une salle, et je me suis dirigé vers eux, pour leur expliquer le motif de ma visite. Visiblement embarrasé, ils m'ont dit qu'ils n'avaient pas l'autorisation de me donner cette information. En fait, je leur ai dit que je voulais, en tant qu'entrepreneur, avoir des informations sur leur agence et en quoi elle peut m'aider.
Il m'ont fait patienter, puis sont partis chercher le gardien, qui est arrivé habillé presque en haillon. J'ai eu du mal à identifier le nom de la société. Celui-ci m'a demandé de laisser ma carte (curieux tout de même) et m'a indiqué un bureau à l'étage où je devrais m'adresser. Personne n'était au bureau, je suis redescendu voir le gardien qui est remonté vers moi, qui est allé cueillir la secrétaire dans une autre bureau. A celle-ci, j'ai de nouveau exprimé le motif de ma visite, elle m'a dit d'attendre, et est repartie vers un autre bureau. Je suis resté cinq à huit minutes dans la moiteur du secrétariat (zero ventilos) tout en me disant qu'ils allaient cramer leur ordinateur assez vite dans cette chaleur. ¨Puis la secrétaire est venue me dire de patienter encore. Je lui ai dit que je ne voulais rien de particulier, juste savoir comment ils interviennent au profit des entreprises. Elle m'a dit d'attendre pour être reçu par le chef. ( je ne sais qui)
Comme j'étais relativement pressé, j'ai mis les voiles, en me disant que si chaque chef d'entreprises devrait perdre plus de 30 mn rien que pour se renseigner sur les activités de l'agence, alors que de simples brochures à la réception (qui n'existe pas) suffisaient, nous n'étions pas encore sortis de l'auberge.
J'étais un peu frustré car une agence de la sorte devrait disposer d'un show room, qui accueille le chef d'entreprise, avec plein de visuels présentant les projets déja réalisés par l'agence. J'ai plus eu l'impression d'être passé dans un service de renseignment que dans une entreprise publique à forte propension d'acceuil.
En sortant, j'ai vu pas très loin les mini tracteurs ramasseur d'ordures passer la rue, et j'ai été surpris de voir le logo de l'agence sur les flancs de la remorque. Etonné, je suis donc retourné sur internet pour comprendre pourquoi ces tracteurs, qui étaient supposés avoir été octroyés à des sociétés de ramassage, ont encore cette etiquette sur la carosserie.
Mes recherches m'ont amené à comprendre vaguement que les tracteurs avaient été remis aux petits propriétaires directement par l'ANPGF. Ni la municipalité (je me trompe peut être) ni une entreprise sérieuse, avec une certaine expérience de la gestion des parc automobiles (amortissements, entretiens et maintenance régulière) n'avait été commise pour suivre ce projet. Donc d'ici deux ans, ces tracteurs vont progressivement disparaitre de notre paysage (Dieu, faites que je me trompe) si le suivi et l'amortissement ne sont pas imposés à ces petit ramasseurs. La preuve que je ne me trompe pas trop, c'est que sur le site "officiel " du Togo, seul le discours de la directrice de l'ANPGF est affiché, alors qu'un tel projet doit être l'oeuvre du maire de la ville de Lomé, qui en confie la charge à une ou plusieurs entreprises chargées d'organiser les précédants petits ramasseurs.
Mais je n'ai toujours pas réponse à ma question. Si aujourd'hui l'ANPGF m'aide à obtenir un financement, serai-je obligé d'arborer son logo, ou (je ne voulais pas en vénir là) l'agence elle-même s'est-elle transformée en entreprise?
Il faudra que j'y retourne.

Publié dans Info togolaises

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