Voyage à Abidjan
Un aller-retour. Retrouver des sensations, longer ce Plateau si impossant. Traverser ces boulevards, ces avenues larges, propres.Regarder, tel un pauvre garçons des quartiers sans nom, cette ville majestueuse, et, à la parfin comme le dit quelqu'un, pousser un ouf de soulagement au moment de repartir.
Retrouver sa bouse de vache, son terraterrisme, sa médiocrité.
Je me rappelle mon grand père qui ne voulait pas changer de chambre, alors que la sienne puait la mort.
Je suis accroché à mes morpions. Me comparer à autrui serait comme me tuer une seconde fois, mettre une dalle suplémentaire sur le caveau déja fermé par la lourde pierre tombale.
Ce qu'on fait de notre vie, résonne dans l'éternité.
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