RFI, l'hôtel Sarakawa et ma lorgnette

Publié le par Gerry

Du 23 au 25 novembre 2009, j'ai été mélé, sans l'avoir forcément sollicité, aux activités de RFI à Lomé. Dans le cadre de la désignation du lauréat des découvertes RFI 2009, une équipe de la radio internationale française a séjourné dans notre pays.
Une équipe formidable. Moi, enfin, Jaguar sécurity sécurisait le site; une centaine de personnes à déployer sur le terrain, et un garde-corps pour Passy.
Ah!, les sympathiques messieurs, que ces gens là. du pur professionnalisme! Bela BOWE, la cinquantaine, qui ne le fait pas, et qui pête le feu. Sarah, toujours avec ses papiers, son ordi, et ses réponses à tout. Et cette façon de regarder directement dans les yeux, habitude toute française (enfin, occidentale), que j'ai perdue depuis un temps. Le duo formidable, qui veille au grain, et à qui rien n'échappe. Et Philippe burel, de l'hôtel Sarakawa, avec qui j'ai retrouvé mon amour de la Bretagne. Avec Christian (le second togolais), je crois que nous avons formé une équipe de choc, qui a tenu le choc.
Allez, d'autre part, j'ai donc eu à voir de très près certaines star de RFI (Claudy, Foka, gomez), un peu comme je les imaginais: des types qui ne se prennent pas la tête, et qui aiment ce qu'ils font. Tout le sens de la vie se trouve là.
J'ai cotoyé aussi certains de nos hommes politiques. Que dire? Une impression d'inachevé. D'abord, je trouve scandaleux que l'UFC aie décliné l'invitation de participer aux débat. J'ai rien contre ce parti, mais je n'imagine pas une démocratie sans possibilité de débat contradictoire. Une énigme, que ce parti.
Quant aux autres. J'ai trouvé Bodjona excellent, parce qu'il n'avait parsonne pour le contredire, et en règle général, l'homme est bon dans son domaine, puis qu'il maîtrise à perfection l'art de l'esquive. Agbéyomé m'a paru emprunté, et brouillon. Je ne comprends pas pourquoi certaines personnes se sentent obligés de faire de l'auto-promotion. Cela doit être bon en politique, faut croire.
Apévon, du CAR, m'a semblé léger sur son propos. je dis encore qu'à moins de trois mois des élections, chaque leader doit avoir une idée claire et ramassée de son programme. Je ne l'ai malheureusement pas senti dans son propos. Je me trompe peut être.
Yamgnane, qui apparemment à une certaine audience chez les jeunes, m'a semblé vindicatif sans raison. Je n'aime pas cette façon de faire la politique en attaquant systématiquement les autres. Enfin, il faut une certaine chevalerie dans les joutes politiques. Je rêve, peut être.
La seule personne qui aurait suscité mon intérêt, et mon admiration est sans aucun doute Dimas dzikoto, le directeur de forum de la semaine (quotidien togolais). Posé, perspicace et courtois, il a su disséquer l'embrogio dans lequel nous sommes plongés. Et j'ai été content d'entendre des jeunes l'acclamer dans la foule. Et c'est là ma consolation. Tout n'est pas complètement perdu.
Même si le lendemain, en écoutant le même type de débat sur la même chaîne, mais depuis cotonou, j'ai eu la désespérante impression, eu égard à la qualité des interventions, que nous étions vraiment en retard d'un siècle, version acuité intéllectuelle.
Allez, faut que je me relance.

Publié dans Info togolaises

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Obambé GAKOSSO 21/12/2009 15:53



Gerry,


 


Je pourrais faire plusieurs observations suite à ce résumé, je vais essayer de faire court car, en semaine, sans mon whisky de 18 heures,
je dérape vite et je risque encore de gâter le nom des Nègres :


-         « D'abord, je trouve scandaleux que l'UFC aie décliné l'invitation de
participer aux débat. J'ai rien contre ce parti, mais je n'imagine pas une démocratie sans possibilité de débat contradictoire. Une énigme, que ce parti. » J’avais ouï dire que lors des négociations suite au décès de l’amateur d’Ewala, Gilchrist Olympio, au Nigeria, qui avait en face de lui des
Togolais comme lui ne s’exprimaient qu’en anglais. J’ai toujours entendu dire qu’il ne portait pas la France dans son cœur, est-ce une raison pour boycotter une tribune aussi belle ?


-         J’ai suivi le cycle des émissions comme toi ; le sentiment est à un ongle de nouveau-né près le même sur ces politiques qui ont eu le courage
(reconnaissons-le) d’affronter les foules ;


-         Je n’accorde aucun crédit à Agbéyomé. Mais vraiment aucun ! Si un jour les Togolais lui confient les clefs du palais présidentiel, j’espère
qu’il aura fait une mue complète de lui-même !


-         Dimas Dzikoto est comme la morale de Ch. Péguy : si l’autre n’a pas de mains, lui ne les a pas dans le cambouis du pouvoir. C’est son atout…
tant qu’il restera dans ce rôle.


 


@+, Obambé