Pourquoi l'armée a pris le pouvoir en 1967 au Togo

Publié le par Gerry

http://www.cartoonstock.com/newscartoons/cartoonists/sst/lowres/sstn27l.jpg

Que se serait-il passé si l'UFC avait été au pouvoir en ce moment, avec Gilchrist comme Président, et Fabre comme vice président? La même chose, mais en pire, qu'en 1967. A l'époque, Antoine Méatchi était vice président, et Grunisky, Président, et les mêmes blocages, mais en moins, grèvaient la marche du pays vers l'avant.

Le drôle de spectacle que notre pays offre là. L'UFC est donc ce parti que je ne comprendrai donc jamais.

Je l'ai déja écrit dans d'autres billets. On ne reconnait pas la victoire de l'adversaire, mais on compose avec son gouvernement. Mais on fait pire, on s'enête dans la voie de l'implosion, emporté par son narcicisme, et son manque de sens politique.

Diable, si Fabre se sent si fort, pourquoi ne va donc-t-il pas à ce congrès, pour faire un putch selon en respectant les textes du parti? Si la question de renouvellement du bureau s'impose, eh bien, les élections se font au suffrage. L'occasion donc de contrer Gil, et le terraser, se présentait là comme sur un plateau d'argent.

Mais une chose curieuse tout de même, que de voir Gil parler d'amis pour les barons du RPT. Dans d'autres circonstances, on en aurait les larmes aux yeux.

A présent, que va-t-il se passe?. Fabre s'est mis dans une situation qui peut lui coûter cher, très cher jusqu'aux prochaines législatives. Car si la branche AGO de l'UFC seule est reconnue, il peut être tentant d'exclure les reformateurs du parti. Dans ce cas, oh, mon Dieu, l'UFC serait en droit de; soit proposer les suppléants (s'ils sont restés fidèles à Gil) des députés UFC Fracassants au parlement, ou provoquer des élections partielles. Elections législatives partielles, il ne faut pas envisager, avec quel argent? donc possibilité de faire entrer des suppléants pour sauter certains députés, qui ne peuvent plus siéger sous la bannière UFC au parlement. De toutes les façons, avec l'appui de ses alliés, Gil peut faire des dégats monstres à ses collaborateurs d'hier. Ce sont les mobiles qui m'échappent encore, mais je crois que lui, il les a.

Fabre par contre est coincé, s'il continue à ruer dans les brancards comme il le fait actuellement. Il ne peut pas être tenté de créer un autre parti. Il perdra sa place au parlement, jusqu'aux prochaines législatives. Revendiquer la présidence de l'UFC comme il va certainement le faire dans les jours à venir ne lui apportera pas plus de résultats que sa contestation du scrutin de mars dernier. C'est la quadrature du siècle.

J'avais vraiment espérer que c'est deux là feraient un paix des braves. C'est raté. Ils vont donc continuer à se rentrer dedans. Et nous autres, petites gens, nous sommes donc bien réduis à remercier la providence (enfin, je l'appelle ainsi, donnez lui le nom que vous voudrez) qui n'a jamais laissé l'UFC prendre la destinée de ce pays. En être réduit à cette consolation, est bien entendu angoissante. Mais il faut finalement croire que notre pays est singulier.

Puisse le Seigneur - il ne reste que Lui - avoir pitié de nous, pauvres petites gens.

Publié dans Info togolaises

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Tony 06/09/2010 16:33



Cher Gerry, quel rapprochement avec le coup d'Etat de 1967. Tu as mauvais goût quelquefois. Vraiment! Si on est d'accord avec toi sur le fait que Fabre a mal joué politiquement le jeu en
organisant pas un congrès unique. Nul n'ignore pas non plus que l'implication du pouvoir dans une affaire interne à l'UFC, en faveur de l'une des parties belligérantes, est à l'origine de la
situation actuelle. Mais il y a une chose qu'il ne faut pas oublier, les députés sont élus du peuple et n'appartiennent que textuellement à leur parti. Les partielles n'auront jamais lieu donc à
moins d'une démission des députés de l'UFC-FRAC.


Je veux te dire aussi, toi qui est militaire instruit, que l'intrusion de l'armée dans l"histoire du pays est à l'oriigine du mal togolais. Tout le monde sait qu'il n'y avait aucun soupçon de
guerre civile quand les militaires togolais, peu préparés pour gérer un Etat, s'en sont emparés.


Nous avons eu un problème dans ce pays et ça continue: ceux qui sont ambitieux pour le pays sont dans l'opposition et ceux qui n'en aucune idée et ne savent pas ce que c'est que l'indépendance,
ont pris le pays en otage de 47 ans.