Personne ne l’attendait là

Publié le par Gerry

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Le bloggeur David Kpelly l’a déjà dit : il y a quelques mois, tous le monde tablait sur un essoufflement des marcheurs de la plage. La raison en était bien simple :  Au fil des marches, le public devrait finir par se rendre à l’évidence de l’inanité des manifestations, tant la reconnaissance internationale de la régularité – à l’échelle du continent- du scrutin ne faisait aucun doute. ET bien non. Six mois plus tard, Fabre est encore là. On peut reprocher beaucoup de choses à cet homme là, et du diable s’il en a, des défauts, mais on ne peut lui renier son opiniâtreté. Cela force le respect, qu’on le veuille ou non.

Et pourtant, l’horizon n’est pas le plus clément pour lui. Certes, grâce au règlement intérieur de l’assemblée nationale, il va rester le leader du groupe parlementaire UFC au parlement – au grand dam de Gil, je suppose – mais s’il persiste dans son obstination à s’autoproclamer Président Elu, je pense que les portes de la communauté internationale vont continuer à lui être fermées pour longtemps. ET c’est tout le tendon d’Achille de notre Jean-PI. Comment être crédible, si personne ne vous prend au sérieux. Or, le soutien international est important, dixit l’Afrique du Sud avec Mandela, dix le Zimbabwé avec Kibaki, dixit le Kenya, j’en passe et des meilleurs.

D’où les dérives malheureuses qui assombrissent l’obligation et le désir de vivre ensemble des Togolais. Des actes d’un autre temps, qu’on croyait révolus, font désormais leur apparition. Les entraves aux libertés fondamentales, qui sont supposées s’appuyer sur le devoir de maintien de la paix civile et de l’ordre public. Tout s’accélère, tout s’enchevêtre. Les communiqués contradictoires foisonnent : Un élu du peuple aurait été molesté. Il n’en serait rien disent les autres. Y a-t-il une plainte de posée ? Une enquête a-t-elle été ouverte ? Tout se chevauche, tout s’entremêle. Le pays s’est arrêté. Son souffle, si ténu déjà, tient désormais à un fil.

Il nous reste une chose, pourtant simple à réaliser. Le sursaut patriotique. Le souci de la nation. Mais qui fera le premier pas. Ne me le demandez pas. Je ne le sais.


 

Publié dans Inspirations

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