Parler Togo à deux heures du matin.

Publié le par Gerry

Avec les partis restant en lice pour le dialogue, il n'y a plus lieu de faire des discussions puis que ces mêmes partis étaient dans le CPDC. Il faut même croire que ce gouvernement fait moins bien que le précédent, puisque des partis qui avaient accepté siéger au sein du CPDC rénové ont boycotté la rencontre. 

Je crois que le plus grand péché de ce gouvernement sera sa distance avec les partis d'opposition. En effet, il est évident que tout dialogue n'est que l'aboutissement de tractations officieuses, loin du public, mais qui permettent d'assouplir les positions des protagonistes. Il m'est avis que ceux d'en face sont aujourd'hui aussi radicaux que certains de nos confrères. D'où le risque de blocage durable. 

Par ailleurs, j'entends certains de nos éternels détracteurs se réjouir de notre absence à cette invitation. Nous y aurions été invités, qu'ils brandirait le sceau habituels: ils sont RPT-Uir. Nous n'y sommes pas, ils disent: ils ne représentent rien. La vérité est que sur les six partis présents dans le CST, deux seulement ont été invités, et sur les six initiaux de arc-en-ciel, trois. Donc, sept partis sur 12 n'ont pas été jugés suffisamment intéressant pour prendre part aux travaux. Rien que par cette discrimination, ce dialogue était mort-né. 

Il y a deux leçons à tirer des réactions des uns les autres suite à cet appel au dialogue. La première est qu'il existe une réelle envie d'indépendance des partis. Obuts et ANC ont enfin retrouvé une occasion d'exister et faire entendre leur position et leur identité. A la vue des préalables, on voit bien que tout le monde n'a pas la même  lecture des freins au dialogue. La seconde leçon (et c'est sans doute la plus importante) est que le CST n'entend pas se laisser doubler par tous ces désirs d'indépendance. Sa conférence de presse fait finalement la fusion des préalables des deux partis politiques invités au dialogue. Mais le communiqué donne aussi lieu à des leçons plus subtiles. La première est que le CST compte bien présenter sa plateforme comme unique réceptacle des propositions de sortie de crise au Togo, et la seconde, est que les marches traditionnelles du Frac les samedis sont finalement absorbées par le CST, alors que c'est le Frac qui fait les démarches administratives, le CST ne reconnaissant plus la légitimité des autorités présentes. 

Bon, il est 2 heures du matin, et c'est le blogueur qui veille en moi qui l'écrit. Aucun lien avec les positions officielles de notre parti, qui a tout de même indiqué que dans les conditions actuelles, il n'aurait pas répondu à l'invitation au dialogue. 

Publié dans Info togolaises

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