Le gouvernement Houngbo II, la tour de babel que nous avons là.

Publié le par Gerry

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Gn 11:4- Ils dirent : Allons ! Bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet pénètre les cieux ! Faisons-nous un nom et ne soyons pas dispersés sur toute la terre !
Gn 11:5- Or Yahvé descendit pour voir la ville et la tour que les hommes avaient bâties.
Gn 11:6- Et Yahvé dit : Voici que tous font un seul peuple et parlent une seule langue, et tel est le début de leurs entreprises ! Maintenant, aucun dessein ne sera irréalisable pour eux.
Gn 11:7- Allons ! Descendons ! Et là, confondons leur langage pour qu'ils ne s'entendent plus les uns les autres.
Gn 11:8- Yahvé les dispersa de là sur toute la face de la terre et ils cessèrent de bâtir la ville.
Gn 11:9- Aussi la nomma-t-on Babel, car c'est là que Yahvé confondit le langage de tous les habitants de la terre et c'est de là qu'il les dispersa sur toute la face de la terre.

J'ai disparu de ce blog, et quand j'apparais, c'est pour faire parler les saintes écritures. C'est vrai que par les temps qui courent, les invoquer ne serait pas superflu.

Bref, ce nouveau gouvernement me semble être une sacrée tour de babel, qui n'attend que la confusion du langage pour voler en éclat. Pourtant, Dieu! comme j'aimerais que ça marche! 

Des surprises tout de même. La première, et je le dis tout de suite parce que ça me concerne, c'est que pour une fois, nous n'avons pas de ministre nawda dans le gouvernement. Certes, je n'aime pas cette règle de quotas qui répartit les ministres selon les ethnies (il y en a 46, donc forcément, il 'y aurai des lésés), mais les nawdas ont gratifié le Président d'un score implaccable de 98% quand même. Et le ministre Bawara, que j'ai souvent titillé sur ce blog, était tout de même capable. Bon allez, je ne vais pas pleurnicher, mais il fallait que ça sorte.

Oui, je disais qu'il y avait des surprises. Comme le maintien d'une bonne partie des ministres à des postes qui réclament cependant des réformes urgentes: Santé, justice, sécurité (pour la liberté de manifestation) tourisme, sport et défense (encore que je me demande, comme l'a si bien dit un journaliste, si la défense est rattachée à la présidence, la commission parlementaire de la défense peut-elle interpeller le Président de la République: vaste débat). Si des initiatives importantes ne sont pas entreprises dans ces secteurs, le redressement économique ne sera pas pour demain. Et je ne vois pas comment faire avec les mêmes qui n'ont rien redressé pendant trois ans au moins.

Je note le départ d'un ministre que j'aimais bien, qui avait introduit, lui, des réformes hardies dans son ministère, il s'agit de Gui Lorenzo du ministère du commerce.

Quant aux nouveaux venus, hà, la sacrée pagaille que cela va être. Aujourd'hui, en lisant les journaux, j'ai appris que Koffi Essaw, l'ex ministre des affaires étrangères, a été nommé ministre par le président, conseillé du président en matière de diplomatie et de la coopération. Voila donc que la farandole commence. De fait, nous avons donc deux ministres de la coopération et des affaires étrangères.

Personnellement, je ne vois pas en quoi les ministres débarqués de l'UFC formule 2 feront dans un tel gouvernement, autre que leur travail routinier, tant ils sont encadrés par le premier ministre et surtout le Président.

Le budget a été voté, et pour les ministères éclatés, il va falloir partager la cagnotte. Dur dur de faire des miracles dans ces conditions. Le premier ministre l'a d'ailleurs expérimenté à ses dépends en 2008, à sa nomination. Les clés de la bourse sont à la Présidence, hyperprésidentialisation et régime présidentiel obligent.

Tout de même, on note l'arrivée de Cina Lawson, au profil impressionnant à la télécommunication. J'espère qu'elle va mettre un énorme coup de pied dans cette fourmilière et nous offrir enfin un service internet de bonne facture, et surtout d'un coût abordable.

Bon, je ne vais pas m'étendre car je compte faire un article sur le discours programme du premier ministre, mais je finis en disant que je croise les doigts. On dit souvent qu'on ne change pas l'équipe qui gagne, puissions nous gagner avec l'équipe qui a perdu. Amen.

Publié dans Info togolaises

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