Le 228, magazine togolais

Publié le par Gerry

IMAG0076[1]Voici une interview que j'ai accordée au mensuel togolais de divertissement et de publicité le 228.
Max PANA, le directeur du magazine, et sa sympathique et talentueuse équipe font un travail merveilleux, à destination de la jeunesse.
Ah, ces initiatives, qui ne sont malheureusement pas suffisamment soutenues. Merci à toi, Max, de continuer à y croire. Merci pour ton opiniâtreté, et cet enthousiasme. J'ai aimé. Vraiment.
Et voici l'interview.
"Pour une première fois nous apprenons qu’au Togo, un militaire a demandé et obtenu une disponibilité pour poursuivre ses études. J’avoue que c’est nouveau pour moi. Gerry Taama a plein d’ambitions. Sociologue, militaire, chef d’entreprise, ce monsieur plein de talent a accepté de répondre aux questions du 228.

Pourriez-vous vous présentez en quelques mots ?
Bonjour et merci à la sympathique et dynamique équipé du 228 de m’accorder cette interview. Voila, je suis Gerry TAAMA, 34 ans, marié, Lieutenant des forces Armées Togolaises en position de non-activité.

Pensez-vous qu’on peut facilement manipuler une arme et une plume à la fois ?
Oui, et l’arme beaucoup plus facilement que la plume. Mais pour répondre beaucoup plus sérieusement à votre question, je ne crois pas qu’il y ait une grosse incompatibilité entre le fusil et la plume. Des auteurs célèbres comme Sun Zu, Clausvitz ou encore Antoine de Saint-Exupéry étaient des militaires. Pour dire vrai, je ne comprends pas qu’on puisse imaginer un seul instant qu’il ait incompatibilité entre ces deux occupations, puis que le militaire est un membre à part entière de la communauté nationale. Jusqu'à l’université, j’ai suivi le même parcours scolaire que des centaines de milliers de jeunes togolais. Et je pense que c’est durant cette étape que se forge l’aptitude à l’écriture.

A quel genre littéraire estimez-vous appartenir ?
Narratif, avec une grosse préférence au roman d’aventure. Pour moi, le bon livre, c’est celui qui permet de débrancher les neurones, avec cependant une bonne dose d’aventure reste mon genre préféré, et c’est sur celui-là que je m’exerce.

Seriez-vous malheureux si vous étiez dans l’impossibilité d’écrire ?
Non, certainement pas. Il ya tellement de bonnes choses en cette vie. Par contre, vous me délestez de mon ordinateur, je le serai (rire). Non, la réalité est que j’écris depuis la classe de quatrième, et ceci de façon intermittente. Je n’envisage pas embrasser une carrière d’écrivain.

Dans votre roman vous parlez de guerre dans un pays imaginaire. Qu’est-ce que vous voulez transmettre ?
Comme je l’ai déjà dit plus tôt, idée de transmettre une idée particulière m’est étrangère, même si on retrouve toujours des leçons à tirer de la lecture d’un texte. L’histoire se passe dans un pays en guerre. C’est comme ça parce qu’autrement, l’aventure sera pâlotte. Comme dans tout roman d’aventure, il faut que les personnages vivent une situation d’exception. La guerre en –une, je l’ai choisie.

 A quel acteur vous identifiez-vous dans votre roman ?
Vous pensez bien que je ne le dirai pas au risque de fâcher les autres. (Rire). Pour dire la vérité, je ne pense pas pouvoir m’identifier à un des personnages. Je les crée avec des personnalités différentes, pour un objectif assez précis. S’il y a un parmi eux que j’aime particulièrement, sans m’en identifier toutefois, c’est bien le colonel Boungo, alias le grincheux, une sorte de capitaine Hadock africain.

Parlez-nous d’Aurore Bitimuku ?
Aurore Bitimuku est la troisième héroïne du roman. Elle complète les deux militaires, le lieutenant français Jérôme de Bercenay, qui non seulement lui sauve la vie mais lui ravie son cœur. Mais à choisir entre l’amour et la vengeance sur Ba, elle choisit la seconde voie, et n’aura de cesse à voir le bourreau de son père au cimetière.

A la veille de la sortie de ce chef d’œuvre, n’avez pas eu peur de frustrer l’imaginaire de vos frères d’arme ?
Non, même si c’est peut être une première dans notre corps de métier, il y ‘a avait pas de raison à craindre uns frustration, qui ne saurait s’expliquer. Le livre a été bien accueilli, et j’ai reçu de chaleureuses félicitations, ce qui est logique d’ailleurs.

« L’art nous aide à vivre », est-ce que vous le ressentez aussi ?
L’art nous aide à vivre ? Je dirai plutôt nos sens nous font prendre la mesure de la vie, et nos émotions nous rendent aimable. Je ne suis pas ce qu’on n’appellerait un lyrique impénitent. Je sais même me montrer très terre à terre. Mais j’aime pardessus tout suivre mes émotions. Elles ne me trahissent jamais.

A part la plume, avez-vous d’autres ambitions ou projets ?
Depuis 2008 ; j’ai dirigé une agence de communication et un cabinet de consultant en sécurité. J’ai des projets littéraires, et d’autres de la vie aussi. Je travaille surtout à monter une maison d’édition. Je veux que mon prochain livre soit édité au Togo. Je m’y emploie, mais je sollicite aussi les bonnes volontés."

Propos recueillis par Max. Merci à toi, l'ami.

Publié dans Coups de coeurs

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