DSK devrait plaider coupable, et ADO revoir sa copie.

Publié le par Gerry

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Communication avec certains togolais de la diaspora en France.

Actions et Territoires, l’association que j’ai l’honneur de diriger, a organisé, avec le concours de la NGE (Nouvelle Génération Engagée) une causerie débat sur le thème de l’entrepreneuriat avec quelques membres de la diaspora à Paris. Je ne vais pas revenir sur le compte rendu de cet évènement qui vous pouvez retrouver facilement sur le site de l’association ici. Ce qui m’a le plus surpris, mais pas plus, c’est cette impression lancinante que notre diaspora avait encore plus de clivages (pas seulement politique, mais parfois de personnes) que nous autres ici, au Togo. J’ai beau avoir envoyé des invitation par facebook et parfois par mail, j’ai appelé. Ce que j’ai finalement compris, c’est qu’il y avait des réticences liées à la présence des certains contre celle des autres. Et pourtant, le sujet me semblait exorcisé de tout esprit partisan. Bref, ce qu’il faut retenir est que la soirée fut belle, avec cependant un regret, c’est l’absence d’un annuaire électronique rassemblant les adresse email par région de la diaspora. Certains ont regretté l’absence d’information, mais en dehors de facebook et du bouche à oreille, c’est difficile de faire autrement.

 

Cote d’ivoire. Epilogue d’un désastre.

C’est donc fini. L’ère Gbagbo comme président de la République est donc finie, voila donc celle de Ouattara. Le conseil constitutionnel, (le même qui avait adoubé Gbagbo) a donc dit le droit, et les institutions sont sauves. Comme le blogueur Yoroba le disait quelque part, donc on aurait pu éviter tout ce drame. Ah ! Toutes ces vies volées, fauchées, pour rien. Cet épilogue a pour moi un arrière goût de salpêtre.  D’une part parce que je vois une belle brochette d’anciens hérauts du régime précédent parader avec celui-ci. Surtout ces généraux, anciens défenseurs de la légalité républicaine, qui renouent avec leur privilège, alors que la piétaille git dans des fosses hâtivement creusées. L’honneur des officiers, cet honneur dont on se drape un soir, quand une voix dans le noir dit  « A genoux, les hommes… debout, les officiers » a été foulé au pied. Je le regrette. D’autres part, par l’empressement que Ouattara a à montrer sa gratitude à Compaoré et à Sarkozy. Surtout la mansuétude envers Sarkozy frise l’obséquiosité, donnant du grain à moudre à ceux qui prétendent que la Cote d’Ivoire est devenue une préfecture de la France. Même si j’ai soutenu à l’époque l’engagement de la licorne aux cotés des FRCI, pour mettre un terme aux combat dans Abidjan, tout en la regrettant (la redevance est un plat qui ne finit presque jamais), je trouve que la boutade lancée par Ouattara, en venant accueillir Sarkozy – il faut dire merci Sarko! – avec un grand sourire, de même que le chapelet de louanges à l’endroit de la France dans son discours, ne va pas convaincre les Ivoiriens de son indépendance vis à vis de l'ancienne métropole. Les erreurs de communication s’accumulent. Quelqu’un me demandaient hier, si je pensais que le fait que Ouattara ait une blanche comme femme est un handicap. J’ai répondu par l'affirmative. Dans la cote d’ivoire de Houphouët, sans doute, non, dans celle d’une Gbagbo embastillé, oui. Les symboles comptent. Et même si je trouve tout à fait normal que sa femme le rejoigne sur la tribune après son investiture, l’image frappe, et inverse subitement les rôles, donnant la malheureuse impression d’un rut de vautours sur un cadavre abandonné que devient la Cote d'Ivoire. L’image, toujours l’image. Le pire a été atteint lorsque Sarkozy, au 43ème BIMA, a annoncé qu’il allait maintenir les troupes françaises en Cote d’Ivoire pour assurer la sécurité des leurs ressortissants. Ouattara n’avait pas besoin de ça. Nous autres, qui avons soutenu l’implication de l’ONU et de la France, et qui n’aimons pas moins nos pays, ne pouvons admettre cette logique. Non pas que nous n’aimons pas la France, ( j’aime la France autant que je pourrais aimer le Benin, la Cote d’Ivoire ou le Mali pour les valeurs que les peuples de ces pays irradient) mais le respect que les pays se doivent mutuellement, dans la stricte observance de leur souveraineté, oblige qu’on ne revienne plus à un discours d’un autre temps. Imaginons simplement si nous, Togolais, décidions d’envoyer une compagnie d'infanterie en France pour assurer la sécurité de nos ressortissants là bas. A ce que je sache, lors que des étrangers sont dans un pays, ils sont protégés par les forces de défense de ce pays, et ils doivent avoir confiance en ces forces de défense, autrement, il n’y a aucun intérêt à s’y installer. Je suis d’accord que les troupes françaises stationnées dans certains pays africains, le soient pour un déploiement stratégique. Les pays concernés acceptent l’installation de ces bases en fonction de la stratégie de défense propre à chaque pays. C’est leur choix, souverain. Mais je dois avouer que Sarkozy, que j’ai souvent soutenu, a commis là une erreur qui va, comme les autres fautes de communication des ces derniers jours, donner du poil de la bête aux détracteurs d’ADO. Le piège, c’est d’oublier que c’est grâce au PDCI qu’il est arrivé au pouvoir, mais que les alliances politiques sont éphémères. Si un jour, le pays baoulé le lâche pour un excès de servilisme, la chute sera rude. Les Ivoiriens, que je connais un peu, restent un peuple de frondeurs.

 

Affaire DSK, Twitter montre sa force et DSK devra négocier.

Il a fallu l’affaire DSK pour que je me rende compte de l’utilité exceptionnelle de twitter. En effet, le média social de microblogging m’a permis de suivre en temps réel la seconde comparution de DSK au tribunal. Et ça, je pense que ça va faire date, dans le monde entier. C’est une bascule du traitement de l’information, puisque plusieurs journalistes ont dû suivre, comme tout le monde, les tweets de ceux qui étaient à l’intérieur du tribunal avant de relayer l’information –qu’entre temps nous avions déjà.

Les reste de l’affaire DSK me parait déroutante. Si les faits sont avérés, il faudra bien entendu le condamner, mais je pense que dans ce cas, c’est plutôt l’asile qui serait indiqué. Car comment comprendre qu’un homme si riche, ne puisse pas maîtriser ses impulsions sexuelles pour les réserver au mieux à sa femme, au pire, aux milliers d’escort girls de tout gabarit qu’on retrouve à travers le monde. La pauvre femme de chambre mérite alors toute ma compassion pour ce qu’elle aurait subi.

Mais bien entendu, ça pourrait aussi être un odieux montage, dans ce cas, la dame subira elle aussi les rigueurs de la loi, car si elle a menti uniquement pour salir un homme célèbre, présidentiable, il faudrait aussi qu’elle soit menacée de 72ans de prison comme l’est DSK aujourd’hui. Ce matin, pendant que j’étais sous la douche, un scénario m’est venu à l’esprit (aux dernières nouvelles, j’écris plutôt des romans aux multiples rebondissements non !), donc j’ai imaginé une situation où tous les deux sont innocents. Voici donc l’idée.

Il a été, ces derniers temps rapporté deux faits qui ont retenus mon attention. Le premier est que la dame de chambre n’aurait pas utilisé son passe, car quand elle est arrivée, une autre personne faisait la chambre, en expliquant qu’il n’y avait personne. L’autre fait est celui relatif à la visite, la nuit précédente, d’une femme à DSK, femme qui serait repartie vers 3 heures du matin. Donc, imaginons que cette femme, une escort girl (c’est la formule consacrée) soit réellement passée voir le patron du FMI, que la soirée ait été torride, avec beaucoup de sexe ( et des fluides qui tombent sur la moquette). Ensuite, le matin, DSK prend effectivement sa douche, se change et part. Mais pendant qu'il quitte tranquillement l'hotêl, un sosie de DSK entre dans la pièce (laissée ouverte par celui qui débarrasse) s’en prend à la jeune femme en tentant même de lui enfourner son sexe dans la bouche (il faut être barge pour le faire, car si la dame s’amuse à jouer au requin, bravo les bijoux de famille), et la laisse quitter en trombe la suite. Ensuite, le sosie, un acteur de premier choix, retourne à sa chambre quelque par dans l’hôtel. Résultats de la course. C’est que la bonne dame de bonne fois indexera DSK, et en l’absence de cameras vidéo dans les couloirs,(surtout si un complice a pris le temps de faire trainer la plainte à la police) il est difficile de savoir dans quel ordre DSK et la dame ont quitté la suite. On trouvera sans doute du liquide séminal dans la chambre, mais l’orgie de la veille laissera une longueur d’avance à l’accusation, car il faudra une grosse contre expertise pour prouver que le liquide trouvé sur la moquette provient d’une « libération nocturne ». Il y aura un gros doute au procès, des zones d’ombres, mais les révélations spontanément allumées en France, concernant une certaine tentative de viol, finiront par convaincre les jurés qu’ils sont en présence d’un vrai pervers sexuel. Et voila comment deux personnes, qui ne se connaissent pas, qui n’ont peut être rien fait ensemble, font peut être se détruire, pour le bonheur de quelques agence tapie dans l’ombre. L’homme qui a laissé la porte ouverte pour que la femme de chambre n’utilise pas son pass, et cette femme qui a rendu une visite nocturne à DSK sont la clé.

Allez, rassurez-vous. C’est l’écrivain qui se la joue. Si notre sœur a été outragée, il faudra payer pour ça. Mais au dela, je conserve mon admiration pour un homme qui s’est fait à la force du poignet, et dont l’intégrité professionnelle n’a jamais été remise en cause.

Assez, il faut allez chez soi retrouver son épouse qui se demande où il est ce diable de mari, à 1h30 du matin.

Tiens, avant que je ne ferme le billet. Toujours sous ma douche. Je me suis rendu compte que le feu allumé par l’affaire DSK a subitement éteint la polémique qui se créait autour de la mort du plus grand terroriste du monde. Il faut donc croire que DSK, sans l’avoir fait exprès (il ne faut pas exagérer quand même), vient au secours du gouvernement américain. Ah, les médias. Hein !

 

 
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