Inverseur arrière, toutes

Publié le par Gerry

http://i60.servimg.com/u/f60/11/40/28/12/justic11.jpgC'est quoi un inverseur? Dans le char, au poste de pilotage, c'est la vitesse qui permet de partir en marche arrivère, à fond les galtouzes, suffisament rapidement pour éviter de se prendre les 90mm du conard en face.

Et c'est là, l'impression que j'ai du pays ces derniers temps, version justice.

La Chine est un miracle à lui tout seul. Depuis hier que j'y suis, je n'arrive pas à croire que tout ce que je vois soit la réalisation d'une simple poigne de fer. Il faut de l'amour de sa patrie. Bref, j'y reviendrai.

Donc, une sorte d'inverseur arrière que nous effectuons dans notre pays ces derniers temps. Déja, l'an dernier, le journal Golfe Info avait été suspendu pour non paiement d'une caution de 80 millions qu'exigeait l'ANR. Attention, je ne dis pas que la suspension était non justifiée, beaucoup de nos journalistes racontent n'importe quoi, sans sources véritables et fiables. mais un arsenal de sanction plus souple et plus adapté n'est-il pas plus envisageable que ces amandes qui, et c'est le cas de golfe info, finisennt par des négociations qui mettent de coté la décision de justice.

Tout récemment, trois affaires attirent particulièrment mon attention. La plainte posée par la police à l'encontre de trois journaux de la place,( liberté, forum de la semaine et le correcteur, ) pour avoir diffusé dans leur colonne des allégations mensongères sur la poursuite d'un zemidjan par des policiers, ayant conduit à un accident de circulation soldés par deux morts. Bien, si les policiers incriminés n'y sont pour rien, les journalistes n'ont pas bien fait leur travail, mais rien n'empêche qu'ils n'aient pas été induits en erreur, puis qu'en l'espèce, on donnait les deux victimes pour mortes.

Mais diable, pourquoi donc aller au tribunal, alors qu'un arsenal de dispositions permettent de règler rapidement, et sans faire du bruit une telle erreur. Ceci va bien entendu d'une exigence de publication des résultats d'une contre enquête (en l'occurence, la télévision nationale à montré une femme présumée victime de cet accident, il aurait donc suffit de fournir cette preuve irréfutable aux journaux concernés afin qu'ils diffusent un démenti), à la publication d'un droit de réponse dans les colonnes de ces mêmes journaux, à la médiation de l'OTM (observatoire togolais des médias) qui a déja par le passé, su rappelé certains confrères à l'odre. Bref, alors que la justice devrait constituer le dernier recours, il a été sollicité en premier, donnant, si les journaux étaient condamnés à des sanctions financières dont ils ne pourront de toutes les façons jamais s'acquiter, du pays l'image d'un prédateur des libertés. Ce qui la fout mal, c'est que c'est juste pour un fait divers (ou je sais, il est question de deux morts, mais fait divers tout de même)

La demande de levée d'immunité du député Patrick Lawson vient encore assombrir ce tableau, un peu comme si nous ne voudrions pas lancer aux investisseur, un avertissement très fort quant à l'indépendance de nos institutions. Le Procureur de la République, juge du parquet, même s'il se fend d'une certaine indépendance, reste sous les ordres du garde des sceaux, poste éminement politique. Donc quand il demande la levée d'immunité d'un député, pour propos tenus dans l'exécution de ses activités politiques, nous nous retrouvons de nouveau à une distance que n'avait jamais franchit Eyadema que pour la guerre fraticide Agbéyomé Agboyibor.

C'est une histoire surprenante tout de même. Patrick Lawson serait poursuivi par la gendarmerie pour diffamation. En effet, lors d'une déscente des forces du FOSEP dans les locaux de l'UFC, les gendarmes auraient emporté, selon l'UFC, du matériel bureautique, ainsi qu'un somme d'argent d'une valeur de 22 millions. L'ufc a parlé d'attouchement sexuels aussi. Et c'est là que je ne comprends pas une chose. Si les gendarmes ont réellement agit sans mandat, pourquoi n'avoir pas porté plainte. Pourtant, ce parti grouille d'avocats et de juristes de tous poils?

Néanmoins, faire lever une immunité parlementaire, pouvant conduire à une condamnation, c'est attirer les regards de la communauté internationale sur le pays pour pas un sous. D'abord parce que eu égard à la densité des événement de l'époque, l'affaire est oubliée, et aussi parce que si les hommes politiques devraient se mettre à mesurer au détails près leur propos, notre démocratie mourra dans les heures qui suivent.

Les communiqués et autres conférence de pressent sont des outils, qui, dans une démocratie, permettent d'enrichir le débat, et surtout de donner au citoyen, toutes les données pour forger son opinion personnelle. Assez curieusement, et par un phénomène de retour de manivelle, ce n'est pas parce qu'une personne est condamnée, surtout dans ce cas d'espère, qu'elle est coupable aux yeux de l'opinion. cela en fait un martyr.

Pour finir, il y a l'affaire de suspension de l'OBUTS. J'ai remarqué un terme qui revient dans toutes les propos des journalistes internationaux lorsqu'il s'agit du Togo. On parle souvent de confusion. En effet, c'est la confusion totale, qui ne nous grandit pas. S'il est des moments où je peux avoir honte des miens, c'est quand nous manquons de grandeur de cette façon là. D'abord je trouve révoltant que des membres d'un parti politique, se réclamant de l'opposition, trahissent leur idéaux (si cela existent, je l'espère en tout cas) dès qu'il est question d'entrer dans le gouvernement. Bref, si le parti dans sa majorité se décide à le faire, qu'à cela ne tienne, il y a plusieurs façons de servir son pays, mais que le désir bestial d'être ministre occulte un engagement porté par une position politique, je trouve cela méprisable. Ainsi, je méprise M VIDADA et consoeurs, car lorqu'on est plus en accord avec un groupe, un parti qu'on a réjoint par idéal, on le quitte, tout simplement, sans faire de vague. Et c'est là que la décision de susprendre l'OBUTS me parait accablant. En le faisant, le juge fait le jeu du félon face au juste. Le traitre, sous aucuns cieux, ne devrait avoir raison. C'est une question de valeurs. Et VIDADA et consoeurs devraient être déboutés ne serait-ce que pour cela. Au démeurant, l'argumentaire déployé par la défense d'Agbéyomé tient la route. Lorqu'on est fondateur d'un parti polique, on ne devient pas actionnaire du dit parti. dès que le parti est accepté en tant que tel par le ministère de l'administration, ses conditions de créations deviennent obsolètes, du moment où il peut se prévaloir de membres issues de toutes les préfectures. Enfin, je veux dire que la règle du 2/3 n'a plus à avoir lieu. Et puis, en l'espèce, je crois qu'il aurait simplement fallu demander au parti, de transmettre le nom des nouveaux membres fondateurs, ceux en remplacement des membres exclu ou simplement démissionnaires.

Bref, voici trois affaires qui ne nous font pas avancer, et qui continuent à donner l'impression, de loin et de près, que notre justice est encore trop inféodée au pouvoir politique.

Sur le sujet, j'ai un tout autre avis. J'ai plutôt l'impression, vu certains cafouillages, que les juges, faute de directives, agissent plutôt du mieux qu'ils pensent qu'on attends d'eux, englués qu'ils sont dans le souvenir du parti unique, et que du coté du pouvoir, persuadé de laisser la justice faire son travail, on s'interdit d'intervenir.

C'est le drame épucurien, à mon sens.

Allez, je file. Guangzhou m'attend.

Publié dans Info togolaises

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K.A 17/06/2010 20:58



hihon!