Allez,on ouvre largement

Publié le par Gerry

http://sylviocombey.files.wordpress.com/2009/03/houngbo2.jpgOui, je sais, blog un peu en berne. Très peu de posts ces derniers jours. Pitance quand tu nous tiens.

Donc, ce sera Houngbo. A la bonne heure. Je me souviens qu'il y a deux ans de cela, je parlais de l'alligatorium où tombait ce haut fonctionnaire des nations Unies. Aujourd'hui, même s'il n'a pas réussi à changer notre quotidien au bout de six mois (je me demande bien ce qui l'avait pris de faire une telle promesse, avec quel argent?), il aurait réussi une chose au moins depuis tout ce temps, c'est de prendre le plis. Et il rempile. C'est un choix...à défaut.

Curieux, tout de même. Quand je pense à l'élan qu'il avait voulu imposer à son équipe au début. Conférence de presse ici, débat là, discours ici, tout ça est bien loin. Au fil des temps, il est devenu une sorte d'ombre chinoise, trainant sempiternellement dans le sillage du chef de l'Etat.

Ils vont ouvrir. C'est finalement à se demander à quoi servent les élections. Je lis dans la presse que des partis comme OBUTS et CAR ont décliné l'offre. Pourquoi diable leur offrir le moindre post quand ils n'ont pas, à tous les deux, fait 3% de l'électorat. 

Il s'agirait de l'UFC que je comprendrai, car la manoeuvre pourait viser à fragiliser la position d'un adversaire politique. Mais une main tendue en direction de partis finis aujourd'hui n'a qu'une seule explication, à mon sens, l'envie de partager les responsabilité d'une absence de résultat.

Or, nous sommes condamnés à réussir. Notre pays ne peut plus se donner le luxe ni d'une nouvelle crise politique, ni d'un développement à reculons comme nous l'avons fait durant les cinq dernière années. Nous avons un indice de croissance économique, qui est sensiblement égal, voire inférieur à celui de croissance démographique (autour de 2.0%). Ce qui veut dire qu'en ne travaillant pas deux fois plus, nous ne réussirons qu'à maintenir le statut quo. 

Et si nous n'avons pas le courage de reformes hardies (modrenisation de la justice, mise en place du conseil économique et social, décentralisation, médiateur de la république....) la confiance ne reviendra pas, et les investissement, surtout d'origine extérieur, ne reprendront pas. Or nous avons besoin de ces investisseurs.

Voila les raisons pour lesquelles je suis opposé à un gouvernement de large ouverture. Un parti a remporté les élections, qu'il assume ses responsabilité et qu'il gouverne. L'opposition est chargée de montrer du doigt ce qui ne va pas, faire des propositions, et donner l'impression qu'elle ferait mieux si elle était à la place. Quitte à gagner des élections aux prochaines élections..

C'est ça, le jeu démocratique, à mon sens.

Que Dieu bénisse le Togo.

Publié dans Info togolaises

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