Trouvé sur la toile, paroles du Dr IHOU

Publié le par Gerry

 (Par Dr David IHOU, Ancien Ministre de la Santé et de la Population,
Candidat déclaré à la Mairie de Lomé.


C’est un diplomate occidental, assidu à toutes les séances des travaux de la Conférence Nationale Souveraine (CNS), qui, le premier, fit le constat. Il ne comprenait pas pourquoi, à la fin de la CNS, quand il fallait élire le Premier Ministre, il n’y avait que quatre candidats : Joseph Kokou KOFFIGOH, Léopold GNININVI, Atsutsè AGBOBLI et Kossivi KPETIGO. Vu l’enjeu et après 25 ans de dictature, il ne comprenait pas pourquoi, seuls, en fait, deux poids lourds de l’opposition étaient candidats (KOFFIGOH et GNININVI), considérant AGBOBLI et KPETIGO comme deux nains politiques…

Avec l’exaltante et sacrée tache qui consistait à instaurer la démocratie au Togo, il se demandait pourquoi tous les autres poids lourds de l’opposition s’étaient abstenus, en attendant « mieux », entendez le fauteuil de Président : Gilchrist OLYMPIO, Edem KODJO, Yaovi AGBOYIBO, Boukari DJOBO et les autres.

Les craintes du diplomate occidental allaient être rapidement concrétisées par « la bourde » monumentale des membres du Haut Conseil de la République (Parlement de transition) qui dissout le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), malgré la mise en garde explicite de tous les diplomates occidentaux accrédités à Lomé, et des membres du gouvernement de Transition. On connaît la suite …

A la fin de la Transition, l’opposition démocratique montra un visage éclaté, chacun des leaders politiques voulant rouler en réalité pour son propre compte, oubliant le combat commun pour l’instauration de la démocratie dans notre pays. « Démocratie d’abord, multipartisme ensuite », lança en guise d’avertissement le Professeur GNININVI…En vain…

C’est d’abord l’échec à l’élection présidentielle de 1993.

En ce moment clé de l’histoire de notre pays, où Eyadema et son parti étaient affaiblis, la classe politique de l’opposition ne trouva pas un candidat unique de l’opposition, pour battre Eyadema. Pourtant, tous les sondages réalisés au Togo, par tous les services de renseignements, donnaient un tel candidat gagnant contre Eyadema ! La mort dans l’âme, et contre toute attente, l’opposition refusa le combat ! Le candidat Edem KODJO, dont les Français s’accommoderaient de l’élection à la Présidence de la République, se retira, à 3 jours des élections, sous la pression des autres partis de l’opposition, bien que les sondages donnaient à ce moment précis, une victoire d’Edem KODJO sur Eyadema, avec 60 % des voix pour l’Ancien Secrétaire Général de l’OUA !

Gilchrist OLYMPIO, Yaovi AGBOYIBO et les autres préféraient voir Eyadema, continuer à gérer le pays, plutôt qu’un Edem KODJO ! Un ambassadeur accrédité à Lomé, avec qui je me suis lié d’amitié, m’avait alors dit :

« Mon pauvre, ami, vous êtes tous foutus ! Eyadema va rester encore, sauf imprévu, au moins 15 ans au pouvoir ! »…

Puis vint l’erreur impardonnable de 1994 !

Le champion de la politique de la chaise vide, l’UFC, boycotta les législatives, alors que tous les sondages donnaient Eyadema et le RPT perdants. Le CAR rafla 36 Députés, l’UTD d’Edem KODJO, 6. Cette majorité parlementaire fragile aurait pu tenir, si les deux ténors vainqueurs ne se mettaient à se regarder en chiens de faïence et à « tout foutre en l’air », pour un problème de primature ! C’est ici que se situe le tournant douloureux de la démocratie togolaise ! Eyadema manoeuvra si bien qu’il récupéra le Parlement, qui sera déserté plus tard par les élus du CAR, laissant le champ libre au RPT !

Puis vinrent les élections législatives de Mars 1999,… encore boycottées par l’opposition, sous le prétexte que c’était pour protester contre la réélection d’Eyadema le …21 juin 1998 !

Oui, on boycotte les législatives de Mars 1999, pour protester contre la réélection contestée d’Eyadema en Juin 1998 !
Cela pourrait faire rire à gorge déployée un fou, mais, il n’y a pas matière à rire, car, c’est l’Assemblée monocolore issue de ces élections boycottées de Mars 1999, qui tripota la Constitution, en fixant des conditions de nationalité draconiennes, en fixant l’âge plancher à 35ans, au lieu des 45 ans auparavant, en introduisant le critère de résidence etc.

Il est affligeant qu’aucun leader politique de l’opposition n’ait anticipé ces modifications prévisibles du RPT. En 1999, malgré les fraudes, le RPT n’aurait jamais obtenu 4/5ème des 81 Députés de notre Assemblée, pour modifier notre Constitution, si l’opposition n’avait pas boycotté ces législatives là !

Tout le casse-tête de l’Accord Politique Global (APG), et du Cadre Permanent de Dialogue (CPDC) n’existerait même pas aujourd’hui ! Alors, Messieurs les leaders politiques de l’opposition, soyez honnêtes et remettez-vous en cause ! Reconnaissez que vous avez été de piètres leaders politiques ! La politique de la « chaise vide » est une politique d’amateurs et qui a des conséquences incalculables. La politique du « moi ou personne » est une politique de minable visionnaire ! La politique d’exclusion est une politique succidaire pour celui qui la pratique !

Conformément aux 22 engagements souscrits le 14 Avril 2004 par le gouvernement togolais, à l’issue des consultations avec l’Union Européenne, le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) et cinq partis de l’opposition traditionnelle (CAR, CDPA, CPP, PDR, UFC), ainsi que deux organisations de la société civile (GF2D et REFAMP/T), avec la facilitation du Président Blaise COMPAORE, parvenaient (après avoir discuté du 21 Avril au 06 Juillet 2006 à Lomé, et du 07 au 19 Août à Ouagadougou) à un Accord Politique Global (APG) qui a balisé la voie pour des élections législatives transparentes.

L’APG a par ailleurs recommandé que le travail soit poursuivi par le Gouvernement d’Union Nationale, pour des réformes constitutionnelles et institutionnels nécessaires à la consolidation de la démocratie, de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance…

Mais, au grand dam du facilitateur et des autres partis signataires de l’APG, l’Union des Forces de Changement (UFC) refusa de participer au Gouvernement d’Union Nationale de Maître AGBOYIBO, sous prétexte que l’UFC n’a pas obtenu le poste de Premier Ministre ! Encore la politique de « la chaise vide » ! En réalité, il n’était dit nulle part dans l’APG, que le Président de la République devrait nommer le Premier Ministre dans l’UFC ! Mieux, c’est légal et logique que le leader du CAR soit nommé (à ce moment-là) Premier Ministre, puisque, l’UFC ayant boycotté toutes les législatives organisées, le CAR était, en 2006 du moins, le 1er Parti du pays, fort de son score de 36 Députés (sur 81), obtenu aux législatives de 1994, boycottées par l’UFC !

Beau joueur, Faure GNASSINGBE aurait même mis dans l’embarras le leader de l’UFC, en lui proposant d’être lui-même Premier Ministre, en lieu et place de son beau-frère Armelding, qu’OLYMPIO a proposé. Gilchrist aurait décliné l’offre !

Ce serait rigolo, en effet, de voir Gilchrist OLYMPIO, Premier Ministre de Faure GNASSINGBE ! Après cet échec, Gilchrist OLYMPIO traita les partis présents à ce gouvernement de…« satellites du RPT » ! Armelding, Premier Ministre, ne serait pas, lui, « satellite du RPT » !

Les conséquences de cet amateurisme de Mr OLYMPIO sont que le Gouvernement d’Union Nationale n’a pas poursuivi les réformes constitutionnelles et institutionnelles que l’APG a recommandées de faire ! L’autre conséquence est qu’il est obligé, aujourd’hui, de demander à ses partisans de battre le pavé ou de faire des marches de protestations pour exiger ces réformes ! Le drame pour lui, est qu’au lieu que ces réformes soient faites avec tous les acteurs de l’APG, (ce qui était plus facile), il est obligé de les faire aujourd’hui à trois (UFC, RPT, CAR), dans l’enceinte de l’Assemblée Nationale, régie par l’équation 50 + 27 + 4 = 81.

Et il faut qu’au moins 64 Députés votent « oui » pour toucher une virgule à la Constitution (art.144).
!
Coincé par ses propres contradictions, on se demande comment « Fo Gil » va sortir de ce pétrin ! Va-t-il faire marcher les femmes UFC de LOME à DAPAON ?
Aujourd’hui, il est question, pour les deux partis parlementaires de l’opposition, qui veulent toujours « gouverner seuls » et …« discuter seuls » avec le RPT, à trouver un accord entre eux, pour dégager un candidat unique. Pour ce faire, ils créent une commission de 6 membres (3 du CAR et 3 de l’UFC), mais, aux dernières nouvelles, chacun veut aller seul au combat…

Que font les autres partis de l’opposition extraparlementaire, parties prenantes de l’APG ?

Cloués qu pilori par les partis parlementaires, qui les traitent de « béquilles du RPT » (sic !), la CDPA, la CPP et le CAR observent et attendent. Des rumeurs de plus en plus insistantes font état de la fusion prochaine de ces trois partis, en un grand parti, avec appel à tous les déçus de l’UFC, du CAR et des autres partis, ainsi que de la société civile. Cela promet des étincelles amicales !
Il faut signaler que ces 3 partis ont totalisé 320.000 voix aux dernières législatives, avec zéro député, contre 290.000 au CAR, qui lui, avait obtenu quatre députés ! Il est à parier qu’en 2012, l’Assemblée ne sera plus tricolore !

Que font les autres partis de l’opposition non parlementaires et non signataires de l’APG ?

Les « partis fantômes » d’AGBEYOME Kodjo et de LAWSON Nicolas font beaucoup de bruits et parfois, font des critiques justifiées et pertinentes, mais ce ne sont toujours que des « partis fantômes ». On appelle « parti-fantôme », un parti qui n’existe que parce que le leader vit encore ! A la disparition du fondateur du parti, le parti disparaît ; on ne voit que le fondateur de son vivant, pour intervenir sur les médias. Les autres membres du parti sont des ombres ! C’était le cas du Parti Socialiste Panafricain (PSP) de Tavio AMORIN, c’est le cas du MODENA d’Atsutse AGBOBLI. D’autres variantes de « partis fantômes » sont les partis au sein desquels on cherche déserpérément, en vain, trente militants du parti pour les féliciter : exemple du Parti des Travailleurs de Mr Claude AMEGANVI ou des Forces Nouvelles (FN) de Me Joseph Kokou KOFFIGOH…etc.

Avant de voir ce que vaut le parti au pouvoir, le RPT, laissez-moi vous raconter la blague qui fait rire tout Lomé ces jours-ci, puis une histoire qui fait pleurer tout le pays…

Voici la blague :

Gilchrist OLYMPIO gagne l’élection présidentielle de 2010 !
Tout Lomé est en liesse … Le nouvel élu convoque le Général AYEVA, chef d’Etat- Major Général des FAT et lui dit :
« Général, dès la passation de pouvoir, je veux être gardé par des militaires Ghanéens, Brésiliens, ou Anglais, si cela ne vous gène pas ! »
Le Général se met au garde-à-vous et débite d’une voix sans appel :

« Négatif, Monsieur le Président ! Un Président togolais doit être gardé par des militaires togolais, question de dignité, d’honneur et de souveraineté nationale ! »

Le Président OLYMPIO reprit la parole :

« Alors Général, permettez-moi d’avoir vingt gardes de corps privés et armés ! »

Et le Général AYEVA répondit, d’un ton poli, mais sec :

« Négatif, Monsieur le Président ! Si vous introduisez encore des mercenaires et des armes dans ce pays, les FAT vous montreront de quels bois elles se chauffent ! »

La mort dans l’âme le Président OLYMPIO laissa tomber d’une voix lasse :

« Rompez, Général ! A bientôt ! »

Le jour de la passation de pouvoir entre Faure GNASSINGBE et Gilchrist OLYMPIO, le palais de la Présidence de la Marina est plein à craquer. Des « bérets verts » de la garde présidentielle sont sur les dents, le visage grave, l’arme au poing, le doigt sur la détente… Après les discours de circonstances des deux Présidents, Faure GNASSINGBE et Gilchrist OLYMPIO se donnent l’accolade de séparation… Une minute, deux minutes, trois minutes après, les deux hommes sont toujours enlacés !…

Le Chef de la Garde présidentielle, inquiet, s’approcha des deux Présidents et leur lança d’une voix base :

« Ça ne va pas, Excellences ? »

« Ça va chez moi, c’est le Président OLYMPIO qui ne veut pas me lâcher ! », répondit Faure GNASSINGBE.

« Excellence, Monsieur le Président OLYMPIO, lâchez-le donc pour que vous puissiez aller travailler », tonna l’officier.

Et Gilchrist OLYMPIO lança d’une voix forte et sans appel :

« Jamais ! Je viens de le nommer co-Président du Togo !
Mettez un deuxième bureau dans le bureau Présidentiel ! »

L’officier claqua les talons, et courut donner les ordres pour qu’on ajoute un deuxième bureau dans le bureau Présidentiel existant.

Puis, le Président Gilchrist OLYMPIO souffla dans l’oreille droite de Faure GNASSINGBE, qu’il n’a toujours pas lâché :

« Monsieur le co-Président, c’est cela la co-gestion, théorie chère à mon allié Yaovi AGBOYIBO. Trouvez-vous un inconvénient que nous le nommions Premier Ministre ? »

« Si… Je trouve un gros inconvénient, Monsieur le Président ; je suis Président National du Rassemblement du Peuple Togolais, et mon Parti a 50 députés sur 81 à l’Assemblée Nationale. C’est nous l’opposition maintenant, et c’est nous qui allons vous donner le nom du Premier Ministre ! C’est la cohabitation, ce n’est pas la même chose que la co-gestion ! »

Gilchrist OLYMPIO lâcha enfin Faure GNASSINGBE et la foule applaudit à tout rompre…

Voici maintenant l’histoire vraie et triste à pleurer :

Il était une fois, deux hommes influents dans leur pays : l’un est Président de la République, l’autre est Chef de l’opposition parlementaire, très minoritaire à l’Assemblée Nationale. Fait rarissime au monde, les deux leaders sont des beaux-frères : l’un a épousé la sœur de l’autre ! Mais, aussi incroyable que vrai, le Président fit tabasser son beau- frère et ses partisans en pleine séance à l’Assemblée Nationale, et le beau-frère partit en exil, avec ses sept Députés de l’opposition parlementaire ! Un ami des exilés, lui-même exilé, écrivit alors une lettre pathétique au Président (devenu dictateur) et lui demanda fermement de se réconcilier avec son beau-frère, en lui faisant une analyse apocalyptique et précaire de la situation du pays qu’il dirige, avec une assemblée devenue monocolore.
Le Président fit la sourde oreille, et ne tint pas compte de la prophétie de l’ami de son beau-frère. Moins de deux ans après avoir reçu cette lettre, le Président fut assassiné et son beau-frère devint Président ! L’ami du nouveau Président écrivit à ce dernier, une autre lettre pathétique, elle aussi, restée sans réponse…
Et le beau-frère aussi perdit le pouvoir, au bout de quatre ans, suite à un coup d’Etat.

Les deux beaux-frères Présidents sont connus de nous tous : il s’agit de Sylvanus OLYMPIO et de Nicolas GRUNITZKY…

Celui qui écrivit les deux lettres aux deux Président n’est pas connu du grand public, mais ses lettres doivent toujours se trouver dans les archives personnelles des deux défunts Présidents, puisque les deux copies de ces deux lettres se trouvent dans les documents laissés, avec son testament, par l’auteur.
Et celui qui avait écrit ces lettres a pour nom : IHOU Agbéko Michel, ancien Député à l’Assemblée Nationale de la 2è République …


Voyons la classe politique, côté pouvoir…

Eyadema ayant prit le pouvoir par un coup d’Etat, il n’y avait plus de classe politique dans le pays, jusqu'à la création, en 1969, du Rassemblement du Peuple Togolais, les autres partis du pays ayant été dissous par le Général Président. Eyadema fit appel à un intellectuel, à lui présenté par le Général de Gaulle, et son homme à penser d’alors, Edgar FAURE : il s’agit de Mr Edouard (Edem) KODJO. Celui-ci écrivit les grandes lignes de la charte du Parti, et la machine RPT s’ébranla…

Tous les togolais, à quelques très rares exceptions près, participèrent à la vie du Parti. C’est pourquoi, tous les jeunots qui ouvrent leur clapet aujourd’hui, pour dire qu’un tel ou tel est « béquille du RPT », me font mal au ventre, car, leur père, oncles et tantes, sont ceux-là même qui ont fait implanter et fortifié le RPT dans le pays !...

La classe politique du RPT ? Il n’y en avait pas, s’il faut parler honnêtement, car le général Eyadema faisait peur à tout le monde, et jusqu’en 1990, les hommes politiques, les femmes, les jeunes, les vieux, tout le monde rentra dans le rang. Les jeunes rivalisaient d’ardeur pour occuper un poste important dans les instances de la JRPT (Jeunesse du Rassemblement du Peuple Togolais ; les femmes rivalisaient d’ardeur pour occuper un poste important dans les instances de l’UNFT (Union Nationale des Femmes du Togo), les vieux et vieilles du pays, défilaient, malgré leur arthrose, aux manifestations du 13 Janvier, cheveux blancs au vent, canne à la main, avec des pancartes portant cette inscription : « Eyadema, tes cheveux deviendront blancs comme les nôtres ! »

Tout ce beau monde se vautra pendant plusieurs années dans la fornication et la luxure, avec l’Animation politique, les marches et motions de soutien, la délation, etc.

Quant aux intellectuels du pays, ils étaient tous sous éteignoir par la personnalité du Général. Délation, excès de zèle, positionnement politique, allégeance, coup bas… On avait tout vu jusqu’en 1990 ! J’ai relevé, entre autres, ces trois anecdotes qui en disent long sur l’état d’esprit des intellectuels qui gravitaient autour d’Eyadema.

- les pêcheurs de Quadjoviakopé offrirent un très gros et long poisson au Général Eyadema. A Lomé II, Eyadema demanda à ses courtisans réunis ce jour-là, combien pouvait mesurer ce méga poisson. Aussitôt, un courtisan, grand cadre du pays, s’allongea le long du poisson, à terre, pour voir s’il était plus long que le poisson !
- lors d’un déjeuner avec ses courtisans, le Général repoussa son plat, en disant que l’assaisonnement n’était pas bon. Aussitôt, un courtisan demanda au Président que lui, il mangerait bien le plat, au lieu qu’on lui en serve un autre ; et il mangea le plat délaissé par Eyadema ! !
- lors d’une visite officielle en Chine, Eyadema tint, avec ses collaborateurs qui ont fait le déplacement avec lui, une réunion de mise au point, avant la réunion avec leurs hôtes. Le Président demanda à ses collaborateurs quels sont les points prioritaires à discuter avec les Chinois. Un ministre prend la parole et dit au Général : « Que votre volonté soit faite ! »

Eyadema se fâcha, se leva, et sortit, laissant plantés là ses collaborateurs…

C’est après la Transition, qu’une vraie classe politique commença à se mettre vraiment en place, côté pouvoir. Mais surtout c’est depuis l’avènement de Faure GNASSINGBE que le Parti essaie de se construire une classe politique. Mais les séquelles de 38 ans de règne du RPT ont laissé des cicatrices. L’exemple le plus frappant est le discours monomorphe, même aujourd’hui, de certains ministres du gouvernement HOUNGBO : « Sur instruction fermes et personnelles du Président de la République ». On n’est pas loin de ce qu’on entendait sous Eyadema : « Grâce à l’équation personnelle du Général Eyadema…»

Ou que dire de ces Ministres qui récitent, à longueur d’année, que tous les malheurs actuels du pays sont provoqués par la Transition démocratique ?

Mais depuis quelques mois, le RPT se rénove, organise des séminaires. Ayant aujourd’hui beaucoup de cadres, il se cherche. Souhaitons lui seulement qu’il réussisse à former de vrais hommes politiques pour les années à venir, car notre pays en a besoin.

Le Togo, qui a envoyé ses instituteurs, dans les années 55-70, au Niger, en Côte d’Ivoire, au Congo etc.… doit se réveiller et former la jeunesse, sur le plan politique, pour qu’on n’ assiste plus à des spectacles et des comportements indignes d’une vraie classe politique responsable et performante.

Dr IHOU.

Source: http://icilome.com/nouvelles/news.asp?id=51&idnews=12486

Publié dans Info togolaises

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TT 22/07/2009 17:17

Epoustouflant. Je pique un extrait pour mon FB