Sit-in devant l’ambassade des USA au TOGO

Publié le par Taméra

 

Le constat est là, fracassant : Je suis en train de délaisser mon blog.

Comment une telle chose est-t-elle possible ? Chaque jour, je sillonne la ville de Lomé, et ma tête s'emplit d'image, de pensées que je me promets de rapporter le soir…mais à l'heure venue, je suis dans l'incapacité de le faire. Soit parce que le courant a été sucré – Le Togo vit une période de délestage – ou alors l'électricité vient d'être ramenée et que j'ai plein de choses à faire sur internet.

La plus part du temps, je dois l'avouer, je suis plutôt occupé à travailler au référencement de l'agence Templiers. Les personnes avisées ont du se rendre compte que j'ai essayé de faire remonter le trafic de l'agence et créant moult liens externes sur ce blog. C'est piteux, mais en searchant sur google, on voit bien que ça marche.

Le sujet que je compte aborder, ou survoler, c'est le sit-in organisé par certains de mes compatriotes devant l'ambassade des USA au TOGO pour réclamer…et c'est là que le bas blesse, tout devient alors touffu. Les uns veulent des visas, rien que des visas, d'autres, le remboursement des frais engagés, et pour les derniers, un réexamen de leur dossier.

C'est tout simplement hallucinant. Ce gens ont pourtant souscrit à une loterie ou les conditions de sélection sont claires, où il est même stipulé que seule la moitié des personnes sélectionnées sont retenues, et que les frais engagés durant les démarches administratives ne sont pas remboursées. C'est à ces moments que j'ai honte des miens, enfin, de certains des miens, de ce manque de dignité qui occulte les efforts du reste de notre peuple pour accéder à l'humanité universelle. Certes, vous me direz que j'exagère un peu, mais des slogans tels : Nous avons faim, au secours sont d'une puérilité infamante.

Ma nouvelle vie n'est pas si facile. Je dois ferrailler dur, pour arriver à mes objectifs. C'est pénible, mais aussi exaltant.

Aller, il va falloir que j'y aille. Merci à toi, bloggeuse, pour votre rappel à l'ordre. Comme le disait un de mes amis, il faut que je me relance.

Publié dans Actualité africaine

Commenter cet article