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Publié le par Taméra

Réveil douloureux. Je voudrais dormir, dormir encore, pousser le temps dans ses derniers retranchements. Le jour a envahi mon univers onirique, l'a submergé comme les flots d'un tsunami maléfique. J'ai ouvert un œil, puis un autre. J'ai frémi du nez, tout en me demandant comment j'ai pu réaliser une telle prouesse. Le drap avait glissé. J'ai tiré. Mais il était coincé sous mon dos, et j'avais carrément la flemme de mon bouger. Alors j'ai laissé faire. Couché sur le dos, pantelant, je suis resté là à regarder cette lumière blafarde m'envouter sournoisement.

Dehors, la vie grouille. Les hommes vont et viennent. Gouailleurs, leur vitalité heurte comme un coup de poing mon instinct de liberté. Mais je reste de marbre. Rien qui puisse m'ébranler.

Je finis par m'ébranler vers les toilettes. Le couvercle du pot est cassé à deux endroits. Ca vous transperce le charnu du postérieur, vous passe l'envie de vous soulager, et vous soulage quand vous vous levez. La couleur du mur, d'un gris foncé, tirant presque sur du noir, et idoine pour l'endroit.

Vite, se brosser les dents, écouter le jazz, lire un bon livre. Puis entamer finalement l'écriture de ma troisième nouvelle.

Gouter à mon humanité, telle est la devise de ce matin.

Publié dans Délires

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