Ils étaient 114, prisonniers de la carlingue

Publié le par Taméra

Gonflés de souvenirs, ils avaient franchis la passerelle face aux douaniers

Souvenirs de temps passés, présents et futurs qui fusionnent avec l’arrivée

L’appareil s’était enfermé sur eux, comme un cocon d’un autre monde

On dirait un linceul, avait murmuré une femme aux allures de la Joconde

 

Gonflés d’espoir, ils s’étaient envolés pour de bon, remerciant les pilotes

Ils avaient ouvert les ceintures, et rassurés, s’étaient mis à la parlotte

Mon chéri viendra-il me chercher, ou enverra-il la voiture climatisée ?

Le pauvre, il travaille tellement qu’il n’a pas pu m’accompagner.

 

Gonflés d’anxiété, ils étaient entrés dans les zones de turbulence

Les clics des ceintures, les visages graves, l'hôtesse et son assurance

Mon Dieu, faites qu’il ne se passe rien, que vont devenir les enfants ?

Les hommes se cramponnent aux sièges, et affichent un superbe cran

 

Gonflés de panique, ils avaient crié à l’unisson quand l’avion avait piqué

Les habitués des lignes avaient compris, l’heure pour eux avait sonné

Un jeune marié pense à sa femme, si belle, si jeune et déjà veuve

Une femme scande ce que fait le Seigneur est bon, c’est juste une épreuve,

 

 

Gonflés de paix, ils reposaient dans la mangrove, loin de tout autre souci

Personne n’avait vraiment souffert, le choc avait été rude sur le glacis

Ils étaient cent quatorze, et une main mystérieuse avait décidé de leur fin

Là bas, à Nairobi, le chéri était là, souriant, un bouquet de fleurs à la main




Publié dans Inspirations

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naomed 19/05/2007 15:26

j'ai vu ton commentaire sur mon blog. Je t'y ais repondu au sujet de la communauté. Ton blog est sympa, personnellement je regrette qu'il e soit pas plus impliqué dans la politique/culture togolaise. mais peut être suis je trop politique. Neanmoins je crois que tout commence et finis dans la politique.